Je besance – nous Besançon


« Rien ne rend plus humble que d’arriver dans un endroit merveilleux et inconnu. » — Watership down, Richard George Adams.

Peinture de canards dans l‘eau.
Illustration d‘un oiseau en vol.




Besançon est le nom donné à un plissement. 


Une terre d'accueil ~ terre d'écoulement, qui, avec ses collines et replis, méandres du Doubs, boucles dans l'espace-temps, potentialise l'écriture de mythologies et la navigation d'étranges créatures.

Le faisceau bisontin brioche de micro-univers à explorer.
Je besance, nous besançons des lieux,
des lieux en transition,
où la vie palpite ~ prend forme,
vers des idées non impérieuses,
« alors qu'on n'y est pas encore tout à fait ».
Je besance, tu besances, nous Besançon. Besancer : néologisme pour mettre en lumière ces attachements.

Ce blog parcourt des lieux d'affection de Bisontinx -
récolte des idées, des histoires, des aperçus de poésies,
pour, au terme de trois ou quatre rencontres,
proposer une déambulation, un traje, qui relie les lieux découverts et favorise la rencontre.

La carte ci-dessous représente des points visités (on peut cliquer dessus) :

Chaque rencontre fait l’objet d’un article :

Et des citations et définitions inspirantes alimentent la réflexion :

Géographie affective de Gaston Bachelard, qui étudie la relation émotionnelle entre un individu et un lieu — notamment la maison natale, mais aussi d’autres espaces réconfortants ou chargés de mémoire

Place attachement : les liens que les humains développent avec d’autres humains (styles d’attachement) sont déterminants pour comprendre les liens que les individus développent avec les lieux et les espaces (attachement au lieu). Place attachment has been theorized in multiple forms by different scholars (Scannell & Gifford, 2010), but at the core of most definitions of place attachment is the idea of bonding or affective connection (Lewicka, 2011; Altman & Low, 2012).

Risquant un œil à travers la verdure, ils entrevirent les flots sereins et scintillants, beaucoup plus rapides que ceux de l’Enborne. Ils ne percevaient la présence d’aucun ennemi et d’aucun danger, mais ils ressentaient le doute et l’appréhension de ceux qui arrivent par hasard en des lieux fascinants où leur existence semble dérisoire. Des lieux où ils sentent leur cœur défaillir en prenant conscience que tout cela existait bien avant qu’ils naissent et sans qu’ils en aient jamais rien su. Des lieux qui n’attendent rien de leurs visiteurs et les renvoient à leur insignifiance. Rien ne rend plus humble que d’arriver dans un endroit merveilleux et inconnu. — Watership down, Richard George Adams.

Déambulatoire écopoétique et deuil écologique : Leur chant me relie au territoire car signale que j’arrive « chez nous ». […] Le deuil écologique consiste en un concept plus large et fait référence aux réactions émotives et affectives résultant de la perte ou de la dégradation vécue ou anticipée de son milieu de vie, de paysages précieux, d’écosystèmes proximaux ou lointains ou des connaissances culturelles liées à l’environnement (Comptesse et al., 2021, p. 7).

Ainsi nous faudrait-il relire aujourd’hui les outils hérités de 1968, des féminismes, des études post-coloniales, des subaltern studies à l’aune des figures de relations qui s’inventent, dans et depuis le monde de l’art, avec ces agents nouveaux, qu’ils soient des agents que nous appellerions naturalistes (tels que des animaux ou des plantes), reproduisant par leur identification une séparation ente Nature et Culture, ou qu’ils soient des associations humains-non-humains plus complexes, héritées de pensées écosystémiques, d’une science politique élargie aux non-humains (une science écolo-politique), ou davantage, de manière plus enchevêtrée encore, incluant des croyances, des traditions, des mythes, des superstitions, des fables, des présages, des rites, des fictions. Qui parle ? (pour les non humains) Aliocha Imhoff & Kantuta Quirós